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 Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]

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Shusei Kôbu

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MessageSujet: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   Sam 11 Mai - 15:00

Du désinfectant. Une senteur alcoolique que Shusei appréciait, bien que ça ne lui rappelait de joyeux souvenirs : l'hôpital. Était-il dans un hosto ? Ça n'aurait pas été la première fois qu'il s'y rendait... ou qu'on l'y emmenait. L'odeur lui paraissait cependant plus intense que dans ses souvenirs. Il fronça légèrement le nez, entendant distinctement sa propre respiration. Les propres battements de son cœur, le bruit sourd de circulation de sang à son oreille – le même bruit que quand on se colle un coquillage contre l'oreille. Whut the fuck, qu’est-ce qu’il avait fumé ?

Le bruit d’une chaise qu’on déplaçait résonna like hell contre ses deux oreilles, si bien que ça le fit écarquiller les yeux d’un coup. Le pire, c’est que l’écho du bruit continua de vibrer un instant en arrière-plan. Merde, qu’est-ce qu’il avait pris.

Déjà, à la lumière qui se reflétait contre le plafond blanc, il sut qu’il faisait jour, qu’il devait même faire dans les environs de midi. A cette réalisation, il se redressa en catastrophe, faisant fi de la nausée qui le prit.

_ Merde, l’entretien !

Avec l'école Gakuen Bakemono ! L'aurait-il raté ? Il se prit le front - par peur que sa tête ne se détache de son cou peut-être, tant elle tournait. Et tournait, et tournait... Il voyait toujours flou, en fait. Ah non, une silhouette - du moins, les formes d'une silhouette se dessina dans son champ de vision - il en fronça les sourcils. Mais au lieu d'attendre que le sang n'afflue à sa tête et que sa migraine passe - comme toute personne sensée ferait - ce con, ce Shusei, quitta plutôt son lit comme s'il était en feu et se retint sitôt au mur.

_ Ahhw...

Sa tête ne s'était pas détachée pendant la manœuvre, c'était déjà ça. Ce qu'il savait, c'est que les reliefs de cet endroit ne lui disait rien - même en flou. Et il avait... un drôle de pressentiment. Des frissons, ses poils se dressaient même sur sa nuque, alors qu'il fixait la personne début. Progressivement, sa vision devint plus net. Il ne se sentait pas en sécurité.

Tandis que la rétine de ses yeux s'habituait à la luminosité, sa tête, elle, semblait reprendre à combler les troues noires qu'il avait eu depuis. Il était venu ce matin à l'école, hein ?
Il avait même attendu dans le hall le temps de rencontrer le directeur puis... Une migraine.

_ Ah, ... 'tain..

Il ferma les yeux fortement, comme si ça allait réussit à atténuer ses élancements de douleurs. Trop d'information lui affluaient à l'esprit, trop d'odeurs, trop de bruit, des choses dont il russisait à deviner la provenance pour certains, mais pas pour d'autres. De l'air, bordel! Il avait besoin d'air... mais ses jambes ne lui obéirent pour ce coup. Oh bon, il se retint, mais il finit par retomber ridiculement sur le lit, assit.

_ Tu peux...

Il ouvrit les yeux, regardant ce qui lui semblait être l'infirmier - du moins, il supposait avec sa blouse blanche ? (si l'infirmier ne porte pas de tablier, on n'a qu'à ignorer cette partie x) )

Il le fixa, les sourcils toujours froncés. Il était plus vieux que lui.. bon.

_ La fenêtre... vous pouvez l'ouv-.

Il regarda vers la fenêtre, qui était déjà ouverte. Oh.

_ Hn...

Il se tut, tentant alors - pour une fois - de se calmer au lieu de réagir comme un animal méfiant. Il inspira un coup, sentant presque sa gorge lui brûler par la concentration de trop plein de goûts - dû aux odeurs, of course.

_ ... 'suis où ?

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Eichiro Asami
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MessageSujet: Re: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   Mar 14 Mai - 22:16

La pause de midi. Le moment idéal pour être tranquille, seul, pour pouvoir mieux réfléchir, finir vite mais bien son travail, manger correctement et donc sainement... Sauf (parce qu'il y a toujours un sauf) quand un fichu élève débarque dans le bureau de l'infirmerie.

Asami Eichiro, comme chaque bon travailleur, avait passé son temps derrière son bureau. Il avait soigneusement fermé la porte à clef pour ne pas être dérangé (bon, évidemment, un bon infirmier ne ferait pas cela, mais vu que Asami n'est pas ce qu'on pourrait appeler un « bon infirmier » tout ceci est normal) et il travaillait précisément ses fiches. Fiches sur les élèves, les membres du personnel, les créatures en tout genre. Il pouvait passer trois quart d'heure sur une fiche, qu'importait le temps passé, il fallait que ce soit soigné et précis. Sur ces fiches, il y annotait les nouvelles caractéristiques, les pouvoirs décelés, ou les indices qui pouvaient penser à croire à un pouvoir, certaines capacités, facilité, points faibles et points forts, sans oublier les choses banales comme les allergies, les maladies si maladies il y avait, les problèmes psychologiques (qui étaient très nombreuses à ses yeux) et physiques. Tout était bien écrit, au propre, vu et revu, corrigé quand il fallait corrigé, modifié s'il le fallait. Mais ce très cher infirmier ne travaillait pas dans un calme que l'on pourrait qualifier de comateux. Non. Il avait mis de la musique à fond. Pas n'importe quoi. Non, jamais il ne mettrait n'importe quoi. Il avait mis un bon hard rock, dont la chanteuse est d'un talent fou, monstrueux, démentiel... A ses yeux. Sa voix claire et vive, presque rebelle, ordonnait au son des guitares électriques et de la batterie en folie. Puis vint les musiciens qui se mirent à chanter, plus faiblement, mais agréablement... Des pauvres petits soumis, pensa le jeune homme en pianotant sur la table et tapant du pied au rythme de la musique tout en lisant une des fiches.
Puis, les guitares cessèrent, la batterie aussi, la voix se tût. Le silence était complet, pendant un court instant. Pendant ces quelques secondes, le jeune japonais poussa un soupir. Il en avait marre. Bon, il ne pouvait pas non plus dire que c'était pire que chez lui. Impossible. Pire que ça, ça n'existait pas. Il s'appuya alors contre le dossier du fauteuil noir sur lequel il était confortablement installé et passa une main dans ses cheveux. La musique avait changé, la guitare était plus douce, délicate et sentimentale, la voix était envoutante, fragile et mélancolique. Ses yeux quasi-noirs se posèrent un peu partout dans la salle. Rien n'avait bougé. Il finit par se lever, toujours en musique, lentement et lourdement, encore une fois en poussant un soupir. Il ouvrit les fenêtres pour laisser l'air frais et pur pénétrer dans la pièce. Il arrêta la musique au moment le plus intéressant de la chanson, d'après lui. Il se fit donc une petite pause dans son travail, même si cela l'énervait de ne pas avoir fini.
Asami retourna dans sa chambre pour se changer, se mettre en tenue de sport. Jogging, pour généraliser. Il se mit donc à courir dans les alentours de l'établissement, même s'il rejoignait souvent le jardin, son lieu préféré, afin de profiter de la pureté de l'air et de l'ambiance créée par les fleurs. Il fit attention à sa respiration, il fallait qu'elle soit régulière, il devait aussi veiller à ne pas trop transpirer. Après avoir couru pendant une bonne petite heure, il prit une douche tiède quoiqu'un peu froide pour se revigorer. Ensuite, il retourna dans son bureau, vérifia que rien n'avait bougé puis s'était installé dans son fauteuil. Et l'ennui revint... La musique, elle, était muette, hors de question d'en mettre si c'est pour ensuite se faire enguirlander pour avoir dérangé les cours aux alentours de l'infirmerie. Et il resta ainsi à s'ennuyer à écrire jusqu'à ce que son regard se posa sur l'horloge qui indiquait la pause de midi. Il se leva d'un bond, prêt et décidé à partir loin de son travail, puis il rangea ses feuilles dans ses tiroirs qu'il ferma à clef, clef qu'il glissa dans la poche de son jean noir. Il mit son fauteuil correctement, c'est-à-dire bien en face de son bureau, pas trop collé, pas trop éloigné, puis il rejoignit la porte de la salle, à ce moment, il se tourna vers le porte-manteau sur lequel était soigneusement posée sa blouse blanche qu'il n'avait pas mis de la matinée. Il passa rapidement ses mains dessus, comme pour la dépoussiérer, et enfin il quitta l'endroit avec hâte et bonheur.

Mais (parce que comme avec « sauf » il y a toujours un « mais »), sa joie s'interrompit d'un seul coup. Un élève l'accosta dans les couloirs, essoufflé, et lui informa qu'il venait d'amener un nouveau à l'infirmerie. Eichiro crût que ses nerfs allaient lâcher. Mais il sût se retenir noblement face à cette créature immonde appelée communément « élève ». Il dût donc faire demi-tour à contrecœur, et comme à son habitude, il se demandait quel genre de personne pouvait être le nouveau. Était-ce un adulte? Ou un élève? Et comme d'habitude, il espérait que ce soit la première option. Serait-ce quelqu'un d'agaçant ou bien quelqu'un de calme? Là, la seconde option était la meilleure à ses yeux. Le trouverait-il conscient ou inconscient? Il préfèrerait qu'il soit inconscient, pas de problème avec ces personnes-là puisqu'elles ne peuvent toucher à rien! Après quelques instants de marche (marche lente il faut avouer car jamais il ne sera pressé de rencontrer quelqu'un, surtout pendant sa pause) il arriva à l'encadrement de la porte, il attrapa rapidement sa blouse qu'il enfila, remarquant par la même occasion son patient allongé sur un des lits. Il attrapa des gants en latex neufs, qu'il mit dans sa poche, à quoi bon cela servirait pour le moment. Il s'approcha du corps endormi, il semblait jeune, trop jeune. Il était quasiment sûr qu'il s'agissait d'un élève. Remarquant la blondeur de ses cheveux, il se dit que ce ne pouvait pas être un japonais, sûrement un de ces nombreux étrangers qui se retrouvent dans un endroit paumé comme ici. A moins ce que soit un japonais qui s'est teint les cheveux en blond... Ce qui était tout aussi fréquent. Il tira sur une chaise pour la reculer, voulant s'asseoir à côté de lui, mais, indécis, il finit par la laisser à côté du lit, et se mettre en face de celui-ci, à contempler le nouvel élève, tout en se demandant de quel genre de personne il s'agissait. Et il eut très vite la réponse. Il se réveilla, dit une grossièreté, sûrement la première d'une longue liste, l'idiot n'attendit pas de se sentir mieux qu'il se leva, et comme l'avait silencieusement parié le jeune démon, il dût se retenir au mur pour ne pas tomber. Ah! Comme la scène était comique! Asami aurait presque voulu filmer pour pouvoir le regarder encore et encore et rire dans un silence presque macabre.
L'élève semblait le regarder, peut-être avait-il des problèmes de vision? Myopie? Hypermétropie? Tout était possible ici, les choses les plus simples comme les plus compliquées. En fait, le nouveau démon, ou du moins sa forme normale, ne faisait rien en particulier, même si son métier était de soigner, lui ne faisait qu'observer. C'était sa méthode. Mais le voir se ramasser sur son lit...! Il partit en fout rire psychologique, car évidemment, comme à chaque fois, aucune expression ne se dessinait sur son visage. Mais son tutoiement le refroidit immédiatement. Il avait horreur des personnes qui tutoyaient d'autres personnes qu'ils ne connaissaient pas, et surtout quand la personne à qui ces personnes s'adressaient était plus âgée. Enfin, il se rattrapa un peu, et ayant compris sa question qu'il trouva ridicule il finit par s'approcher vers lui. Ses pas étaient lents, il n'avait pas du tout envie de se dépêcher... Quoiqu'il aurait aimé en finir vite. Son regard était presque captivé par la couleur ambrée de son patient... Oui, mais et alors? Une couleur d'yeux ne fait pas la personnalité ni même les sentiments que l'on peut avoir envers la personne. Il se racla un peu la gorge avant d'enfin s'exprimer.

« Tu es à l'infirmerie de l'établissement scolaire dans lequel tu avais bien un... Rendez-vous avec le proviseur. Ou plutôt le scientifique. Je suis l'un des infirmiers de cet établissement, je m'appelle Asami Eichiro. Estimez-vous heureux que je me sois déplacé pour vous.

Il dit sa dernière phrase de manière un peu froide. Premièrement, il détestait devoir vouvoyer quelqu'un qui l'avait, peu de temps avant, tutoyé même si c'était une erreur. Deuxièmement, il détestait les élèves. Troisièmement, c'était la pure vérité. Il s'arrêta lorsque ses cuisses frôlèrent le matelas du lit, il lui attrapa le menton pour relever son visage et mieux l'inspecter. Après tout, c'était sa manière de faire. Rien ne semblait anormal, mais bon, il ne le connaissait pas avant ça il ne pouvait donc pas déterminer quels étaient les changements.

- Des douleurs? Si oui, où? »

Il tenta d'être un peu plus sympathique, il ne fallait pas non plus l'effrayer et qu'il ne vienne plus du tout à l'infirmerie. Ce serait embêtant, en effet, Asami risquait bien de perdre son emploi... Et le petit élève (... « petit »... Façon de parler) ne pourrait pas être guéri. Il l'inspecta du regard, rien ne semblait anormal, ce qui était plutôt étrange. Mais peut-être que cela allait venir dans un temps défini ou justement indéfini. Au moins, le pauvre petit serait tranquille et épargné de tout cela. Pour une fois, Eichiro enviait un peu un élève, cet élève, car il ne semblait ne rien avoir. Enfin... Peut-être avait-il pensé cela trop tôt?
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Shusei Kôbu

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MessageSujet: Re: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   Mer 15 Mai - 19:55


Il y'avait un canapé à l'entrée. Il s'en souvenait car il s'était calé contre son accoudoir, sans doute usé par l'attente. Enfin, il n'avait pas dû attendre tant que ça, mais Shusei n'est pas quelqu'un de patient. Il se rappelait d'une sensation de piqûre... dans la nuque. Il releva ses doigts jusqu'à cette zone, la caressant légèrement sans pouvoir réellement vérifier cette éventualité. Il ne pouvait pas savoir - pour l'instant - si ça s’était réellement produit ou si ce n'était qu'un rêve... un rêve vachement réaliste, quand-même.

_ Tu es à l'infirmerie de l'établissement scolaire dans lequel tu avais bien un... Rendez-vous avec le proviseur. Ou plutôt le scientifique. Je suis l'un des infirmiers de cet établissement, je m'appelle Asami Eichiro. Estimez-vous heureux que je me sois déplacé pour vous.

Il fronça les sourcils - si si, c'est possible de les froncer davantage qu'il ne le fait déjà habituellement, relevant les yeux vers l'infirmier. Il le fixa, pouvant mieux le dévisager cette fois, la vision nettement améliorée. Et malgré l'image "claire" qu'il avait de lui à présence, il ne pouvait s'empêcher de se sentir toujours méfiant à son égard. C'était étrange. Enfin, il ne put retenir tout ce qu'il lui dit sur le coup, à part son nom, l'endroit où il était et le fait qu'il ne l'appréciait visiblement pas. L'endroit... il était donc bel et bien dans l'école. Arg, il devait arrêter d'essayer de se rappeler du rêve pour l'instant, ça lui donnait de ces migraines...

Seulement, entendre l’infirmier - voir le sentir s'approcher de son lit - le fit se tendre instantanément. Ses yeux même s'écarquillèrent lorsque l'infirmier l'attrapa par le menton pour le lui redresser. Shusei se fit prudence pour ne pas claquer ses dents contre sa main. Il ne comprenait pas son envie lui-même, en vérité. Mais cet homme dégageait... vraiment quelque chose qu'il n'aimait pas. Bien qu'il ne dépréciait son odeur... Assez contradictoire en soi, il le dérangeait autant qu’il l’attirait. Enfin, « attirer », c’est surtout que tout soit nouveau chez lui, et que présentement, le seul être humain à lui provoquer ces sensations était ce grand brun.

_ Des douleurs? Si oui, où?

Shusei finit par atteindre son seuil de patience, et d’écarter – d’un mouvement calculé- la main du doc’ en dégageant son menton de lui-même. Se convainquant que ce dernier devait ne chercher qu'à faire son boulot. Mais il se sentait irrité sans réussir à déceler la moindre raison à son énervement. En fait, il y’en avait pas – finit-il par conclure. C’était juste l’instinct, il se contenta de cet argument : Il ne piffait juste pas cet homme. Ca ne s’expliquait pas mais ça arrivait.

Mais comment expliquer les trucs qu’il réussissait à ouïr et d’autres à sentir ? Puis maintenant, il se rendait compte qu’il avait chaud.

_ … à la tête, mais j’ai connu pire.

Il grogna légèrement à un élancement de douleur. Il ne pourra pas lui confier tous ces trucs étranges qui lui arrivaient sans passer pour un fou, ou un camé. Déjà que lui-même se pensait drogué, là.

Se jugeant dans un état, meilleur que le précédent, il risqua de se redresser sur ses deux jambes. Bien sûr, il eut encore le tournis mais rien de bien méchant. Il balaya la salle du regard, commençant à marcher, sentant comme un besoin de découvrir cette petite pièce de l'infirmerie. De découvrir tout court en fait. Il y'avait le tic-tac se l'horloge qui détonnait plus clairement que jamais, le léger bruit de frottement du rideau lorsqu'il frôlait le mur. Le murmure des feuilles au dehors à cause du petit courant d'air. Un courant d'air s’engouffrant de l'extérieur en ramenant avec lui pleines de nouvelles odeurs. C'était très étrange. Mais le plus bizarre fut l'homme en blouse blanche. Sans doute que quelqu'un qui connaissait Shusei, en le trouvant aussi "calme" après un réveil en fracas, ne trouverait pas ça "normal"ni rassurant.
Il fixa le grand brun, le jugeant du regard. Puis s'approcha de lui, les sourcils froncés pendant son déplacement. Il tendit la main pour la poser contre son épaule, puis rapprocha son visage du siens pour sans doute chercher à l'humer de plus près - peut-être car il était plongé dans une sorte de transe de concentration. Mais le chant - trop - aigu d'un oiseau le ramena d'un coup sur terre - en lui brisant aussi le tympan en passant. Enfin, c'est ce qu'il crut, vu qu'il rentra d'un coup sa tête entre ses épaules en grimaçant, portant aussi sa main contre l'oreille piercée qui s'était reçut le bruit franchement et directement. Il se tourna vers le dit oiseau posé sur le rebord de la fenêtre ;

_ Gnh, saleté de piaf...

Marmonna-t-il entre ses dents, semblant se reprendre. Réalisant également le geste qu'il avait esquissé plus tôt vers Asami, il se renfrogna un peu.

_ Euh... désolé, j'sais pas ce qui m'a pris...

Il se recula d'un pas,

_ ... j'sais toujours pas ce que j'ai, en fait.

Il se passa la main dans les cheveux, sentant sa migraine briller dans chaque angle de sa tête.

_ Vous... aurez une idée de ce qui me prend ? fit-il dans une grimace.

Il avait hésité à poser cette question, car croyant qu'il avait peut-être pris un truc de mauvais sans s'en rappeler,pourtant... le seul truc dont il se rappelle clairement c'est cette piqûre... oh puis bon, tant pis, hein. Au pire, il dealera avec les emmerdes le moment venu. Il accrocha donc le regard sombre de cet homme aux traits..; aussi fins que ceux d'une meuf ?

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Eichiro Asami
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MessageSujet: Re: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   Dim 19 Mai - 16:08

Le mouvement que fit l'élève confirma une chose: Asami ne l'appréciait pas. Pour le moment. En effet, on se sait jamais, parfois les changements sont psychologiques ou sinon les réveils rendent les gens désagréables. Enfin, il y avait beaucoup de raisons qui pouvaient pousser cet élève à être aussi... Désagréable. Quoique, l'infirmier n'était pas mieux. Au moins ce sentiment de mépris était réciproque. Il l'écouta sans vraiment faire attention à ce qu'il disait, même s'il l'écoutait inconsciemment, il comprit parfaitement que le nouveau ne voulait pas se faire soigner, et sûrement pas par lui. Il le regarda se lever, notant chacun de ses mouvements, ses expressions sur son visage, il fallait qu'il essaie de le comprendre. Oui, c'était même une obligation pour mieux savoir ce qui lui arrivait, quelle douleur il pouvait avoir et pourquoi les changements. Mais là, c'était un peu plus difficile que d'habitude. Il devait être curieux, voilà une des conclusions qu'avait fait le jeune infirmier. Elle était simple, mais il se devait de la retenir pour la noter sur la nouvelle fiche qu'il créerait sur ce petit bonhomme aux yeux ambrés si attrayants. Son regard sombre croisa le sien, ce qui le surpris un peu, qu'avait ce môme à le jauger comme ça?! Décidément, il n'était pas près de l'apprécier. Lorsqu'il posa sa main sur son épaule, Eichiro ressentit comme une étrange envie. Bon, pas si étrange que ça lorsqu'on le connait, mais étrange tout de même, surtout pour un infirmier. En effet, cette envie consistait à déboiter le bras de celui qui faisait le contact entre eux afin qu'il le lâche. Mais il se retint, il n'était pas là pour ça et n'avait pas que ça à faire. Et même si ce premier contact véritable entre eux était désagréable aux premiers abords, le jeune homme ressentit quelque chose de particulier, comme souvent lorsqu'il entre en contact rapprocher avec quelqu'un venant de cet établissement. C'est ce qu'on pourrait appeler « l'aura ». La sienne était sombre, propre même à son caractère et à l'âme de « l'autre ». Tandis que celle du jeune élève était très différente de ce qu'il pouvait connaître, il n'en avait encore jamais ressenti une comme celle-là dans l'établissement. Il ne pouvait donc pas dire ce que le scientifique en avait fait. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attention à son patient dont le visage s'était rapproché, quand il s'en rendit compte, Eichiro sentit un je-ne-sais-quoi de colère monter en lui, s'il s'agissait bien de colère. Un oiseau se mit à entamer un chant, chant très agréable aux yeux (ou plutôt aux oreilles) de l'infirmier qui pourtant était plus concentré sur son actuel patient que sur l'animal perché sur le bord de la fenêtre. Constatant son comportement vis-à-vis de l'animal plumé, il essaya d'en tirer un portrait psychologique. Ce dernier lui semblait véritablement complexe, surtout quand l'adolescent s'excusa. Il ne devait décidément ne pas être bien dans sa tête, un fou, un taré d'hôpital psychiatrique. Comme la plupart des élèves ici et même parfois de ses collègues qu'il préférait ne pas trop côtoyer. Il constata que son jeune patient semblait souffrir, peut-être son mal de tête, ou bien autre chose de tout nouveau. Il trouva sa question presque touchante mais surtout misérable venant d'un élève qui semblerait être « gros dur » ou plutôt « rebelle » (à première vue). Asami en aurait presque ri, mais même dans sa tête il se retint pour mieux faire son travail. Il s'appuya contre le bord du lit sur lequel était précédemment allongé le patient aux yeux ambrés. Il croisa les bras, baissa son regard en fronçant les sourcils et se mit à réfléchir. Il avait mal à la tête, une curiosité qui semblerait importante, une haine envers les pauvres petits oiseaux qui chantent pourtant si bien, l'habitude de humer les gens, et de magnifiques yeux ambrés. La première chose qui lui vint à l'esprit était qu'il soit devenu un hybride de la race des chats, mais le hic à cette solution était que Asami connaissait un élève hybride-chat, or ce type n'avait pas la même aura que lui. Il releva alors son regard sur lui, détaillant chaque partie de son corps, s'attardant sur ses jambes puis plus particulièrement sur ses yeux. Yeux qu'il admirait décidément énormément. Il poussa un profond soupir, glissant une main dans ses fins cheveux noirs, passant une de ses mèches derrière son oreille aussi pâle que le reste de son corps, se releva tranquillement et s'approcha lentement de lui.

« Avec toute l'honnêteté que je peux avoir, je n'ai pas de réponse à vous proposer pour le moment.

Dit-il d'une voix claire et avec une légère douceur. Disons qu'il ne faisait pas attention à sa tonalité, il réfléchissait trop à trouver une solution à ce problème (problème qui en fait était l'élève) qui était assez complexe. Mais les énigmes comme celles-ci étaient bien ses préférées. Même si cela le forçait à travailler d'arrache-pied et plus longtemps. Il garda une distance respectueuse entre eux, n'étant ni trop près, ni trop éloigné. Il finit tout de même par retourner vers son bureau, s'asseyant sur son siège noir. Il croisa ses jambes, s'adossa contre le dossier pour mieux profiter de l'aspect confortable du fauteuil. Il ne le quitta pas du regard, la première raison étant sa recherche du moindre indice qui pouvait l'aider à trouver ne serait-ce un petit quelque chose pour déterminer son espèce, la seconde était qu'il ne voulait pas qu'il touche à quoique ce soit et la dernière était son attirance pour son regard qu'il trouvait intriguant. A un moment, il se demanda même si le scientifique, qui servait actuellement de directeur, l'avait piqué comme tous les autres. S'il l'avait oublié ou épargné pour une X raison. Mais pourquoi? Ce n'était pas cohérent. Mais il fallait qu'il sache.

- Avez-vous reçu une piqûre en arrivant dans le hall de l'établissement? Est-ce là que vous avez perdu connaissance?

La réponse ne pouvait être que positive. Si elle était négative c'est qu'il y avait un problème, soit chez le patient, soit chez le scientifique. D'ailleurs, la question pouvait sembler idiote, et Eichiro le savait parfaitement, il devait être sûr et certain de ce qu'il allait faire de lui, ce qu'il pouvait lui dire, et sur quoi il pouvait travailler. Ce type l'intriguait vraiment. Il savait que certaines personnes n'avaient aucune caractéristique de leur espèce au réveil, lui-même faisait parti de ces gens, mais là il était vraiment étrange que ce type ne parle ni de la piqûre, ni d'un pouvoir ou d'un je-ne-sais-quoi bizarre, ou autre. Il lui fit donc signe de s'asseoir, il le fallait bien, le pauvre rester debout comme ça... Surtout qu'il devenait un danger pour toutes les affaires si bien rangées! Il se rapprocha doucement de son bureau grâce aux roulettes de son fauteuil (roulettes, qui au passage, n'étaient pas intégrées dans les deux sièges face au sien). Il enfouit sa main dans une de ses poches et sortit son trousseau de clefs, il en prit une, l'une des plus petites, et l'inséra dans la serrure d'un des tiroirs de son bureau. Il l'ouvrit sortit un des dossiers présents, referma simplement le tiroir en y laissant sa clef, il posa le dossier devant lui. Il l'ouvrit avec une certaine rapidité, il y avait inscrit les races présentes dans l'établissement et, dans une seconde partie, les races qui lui semblaient possibles d'être dans l'établissement scolaire, au cas où si les nouvelles personnes n'avaient pas les « symptômes » d'une des créatures de la première partie. Il posa de nouveau son regard dans celui de son jeune patient.

- Avez-vous...

Il cherchait ses mots afin de ne pas choquer l'élève ni le mettre dans un était d'hystérie ou de colère, car en effet, ici, tout était possible. La personne qu'il examinait pouvait s'évanouir, s'énerver, se méprendre ou beaucoup d'autres possibilités qui ne sont pas forcément utiles à savoir. Et pourtant la question qu'il allait lui poser était toute simple, mais chaque personne était différente et pouvait donc la prendre de manières diverses et variées. Il se devait donc de le prendre avec des petites pincettes, ce qu'il détestait vraiment.

- … Je disais donc... Avez-vous ressenti quelque chose de... Différent? Vous sentez-vous différent comparé à votre arrivée ici? Y a-t-il quelque chose dont vous avez oublié de me parler, mis à part votre mal de tête et votre incompréhension? »

Il espérait que le nouvel élève prendrait bien ses questions, et surtout qu'il veuille bien y répondre de façon sincère. Il détestait les menteurs. Il ne le quittait pas du regard, près à prendre note dans sa tête de chaque information qu'il pouvait donner, pour vérifier, en même temps, les informations dans son dossier ouvert dans la partie « Table des Matières ». Il le connaissait par cœur, il pouvait donc s'y référer rapidement sans perdre le fil de la conversation qui allait enfin débuter.
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Shusei Kôbu

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MessageSujet: Re: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   Sam 1 Juin - 12:36


Ça ne le gênait pas habituellement de se faire dévisager ainsi - il en avait même clairement rien à foutre. Peu importe si la manière de le regarder est appréciative ou bien le contraire, ça n'allait pas changer son indifférence à l'égard de la personne. Bon, bien sûr, après, il y'a des cas... comme présentement : ce mec l'irritait à le détailler ainsi. A croire que tout geste qu'il esquissait l’énervait en fait. Pourtant, il ne devait que faire son boulot, n'est-ce pas ? Mais il juge ses patients du regard, cet infirmier ? Non pas qu'il recherchait son touché, mais... oh bon, il tenta de s'en foutre ensuite, malgré que la petite ride entre ses sourcils s'était intensifiée.

_ Avec toute l'honnêteté que je peux avoir, je n'ai pas de réponse à vous proposer pour le moment.

Chouette...

Shusei inspira longuement sans expirer tout de suite. Qu'il se calme maintenant, ça devenait trop compliqué dans sa tête... Il réalisa alors sa question précédente et se dit que, forcément, il lui avait épargné les détails de ce qu'il avait, ça ne devait pas aider à connaître une réponse... il lui avait demandé ça sans réfléchir, en fait. Pour pas changer, hein...

_ Avez-vous reçu une piqûre en arrivant dans le hall de l'établissement? Est-ce là que vous avez perdu connaissance?

La question fit raidir le blond.

_ ...

Comment devait-il réagir à ça ? Si ce n'est que ça le rendait juste très méfiant sur le coup... mais il ne s'emporta pas.

_ Qu'est-ce que ça signifie?

Pour peu, il se mettrait presque à grogner en montrant les dents. Mais pas pour sourire... ses crocs s'étaient légèrement allongé sans qu'il ne s'en rende compte, et sa main s'était portée instinctivement à sa nuque - là où il s'était fait piquer.

On l'avait réellement piqué ici ? Pour quelle putain de raison?! Ça devenait juste trop louche, là... Ainsi, lorsque l'infirmier lui indiqua mine de rien la chaise en face de lui pour s’asseoir, Shusei jugea que se détendre était la dernière chose qu'il pouvait faire en ce moment. Il finit cependant par se raviser et s’asseoir, mais resta très crispé. Trop perdu dans ses pensées, il fit à peine attention aux gestes de l'infirmier qui sortit un document.

_ Avez-vous...

Il le fixa d'un mauvais oeil, hésitant à le considérer déjà comme un ennemi... non, il devrait lui demander ce qui se passait ici.

_ … Je disais donc... Avez-vous ressenti quelque chose de... Différent? Vous sentez-vous différent comparé à votre arrivée ici? Y a-t-il quelque chose dont vous avez oublié de me parler, mis à part votre mal de tête et votre incompréhension?

Bordel mais... soit cet infirmier était vraiment doué à ce point - ce dont il en doutait quand-même, de connaître des trucs aussi précis, ou bien il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi compétant - soit il avait bel bien atterrie dans un endroit louche.

Il n'était pourtant pas calmé, toujours autant méfiant, il serra les dents. Shusei était le genre qui s'emportait facilement, et pas seulement dans ce qu'il faisait, c'est surtout ce qu'il pensait... il s'était ravisé jusqu'à maintenant vu l'inconnu et l'étrangeté de la situation mais là... Il cracha presque, lorsqu'il ouvrit les lèvres :

_ J'ai mal au crâne, je sens et j'entends des trucs que je ne suis pas supposé entendre en temps normal, ça doit être mes sens... ouais c'ça - on m'a drogué, hein?

Il se leva de la chaise, ne réussissant à rester assit à vrai dire. Sans doute nerveux. Il continua sa tirade, disant franchement tout ce qui lui passait par la tête

_ Et je crois que je ne vous piffe pas, aussi.

Il fronça les sourcils, serrant les poings en sentant sa colère monter

_ C'est quoi cette histoire de piqûre?... !

Il tentait toujours de se contrôler. Mais il n'était vraiment pas doué pour ça.

_ Tch...

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MessageSujet: Re: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   Mer 31 Juil - 16:26

Il savait qu'il avait trouvé. Le mouvement qu'avait fait le jeune élève, c'est-à-dire poser sa main sur sa nuque, et aussi la question qu'il avait posé juste avant l'avaient trahi. C'était, d'un certain côté, un soulagement pour l'infirmier, même s'il ressentait une déception ou une once de peine pour lui, il avait espéré qu'il ne subisse rien, peut-être pour qu'il y ait au moins une personne normale. Mais tant pis, le directeur ne l'avait pas oublié. Il ne serait pas l'exception de l'établissement qu'il venait d'intégrer. Asami observait chacun de ses gestes, de ses expressions afin de savoir comment lui parler. Il remarqua son hésitation avant de s'asseoir, il dégageait quelque chose qui semblait semblable à de la colère. Et c'était normal. Mais il devait peut-être se montrer ravi qu'on le lui apprenne, car contrairement à lui, Eichiro avait découvert lui-même ses changements, sa « race » et son pouvoir (qu'il avait d'ailleurs testé sur son propre corps). Là, avec un peu de chance, il aiderait ce pauvre petit élève aussi misérable qu'il soit afin qu'il s'adapte correctement à son nouveau lui.
Enfin, il se décida à tout déballer. Oui, enfin il pouvait savoir ce qu'il avait et peut-être trouver ce qu'il était. Il posa sa tête sur ses phalanges, son coude posé sur le bureau, il écoutait avec une attention extrême ce qu'il lui disait. Son mal de tête pouvait provenir de plusieurs choses, soit la lumière soit les sons, mais ce devait être en rapport avec l'aiguisement de ses sens, même si un choc pouvait tout à fait en être la cause. Il semblait que cela allait être difficile de lui faire comprendre la réalité du lieu, après tout, c'était tout à fait normal. Il le regarda se lever, décidément il ne tenait pas sur place. Malgré ses explications simples, il ne pouvait toujours pas déterminer à quelle « race » il appartenait. Il devrait sûrement attendre encore un peu avant d'en apprendre plus, comme il l'avait pressenti peu de temps avant. Peut-être serait-ce difficile avec un type pareil, mais son envie de savoir ce qu'il lui arrivait pouvait être un argument solide pour qu'il l'aide dans ses recherches en étant coopératif.
Il était légèrement surpris par sa soudaine envie de parler, même si le fait qu'il avoue ses sentiments envers lui était totalement inutile. Bon, au moins c'était clair. Aucun des deux ne s'appréciait. Et pourtant, Eichiro commençait à s'habituer à sa présence et à son comportement quasi-imprévisible. Il baissait presque sa garde en ce qui concerne ses précieux objets et meubles de l'infirmerie. Quelle honte! Lui qui, habituellement, était si minutieux avec ça! De toute manière il vérifierait bien lorsque l'énergumène partirait, et il saurait que c'est lui. Et si cela arrivait, il le punirait sévèrement. Très sévèrement. Il s'agissait d'abord d'un devoir professionnel: punir l'élève qui est en tort, mais aussi d'un devoir personnel: il l'aurait dérangé même s'il n'avait fait déplacer que d'un millimètre un objet. Étrangement, l'idée lui revint à l'esprit, comme s'il venait de se réveiller, il redressa la tête lentement, avec de grands yeux, il regarda la salle furtivement et remarqua bien la chaise qu'il n'avait pas pris le temps de ranger à sa place. Il se leva, réfléchissant par la même occasion à la manière de tout expliquer à ce jeune élève. Il marcha avec une certaine grâce, ses pieds semblaient effleurer le sol lorsqu'il mouvait ses jambes. Quand il atteignit la fameuse chaise, il la souleva suffisamment pour ne pas qu'elle grince au moindre mouvement, il tourna la tête vers son patient faisant voler ses sombres cheveux.

« La piqûre...

Commença-t-il doucement tout en réfléchissant toujours aux mots qu'il emploierait. Puis il se reprit.

- Lorsqu'un individu arrive dans l'entrée même de l'établissement scolaire, quelqu'un lui pique la nuque avec une seringue afin de lui injecter des gênes différents. Je ne sais pas qui le fait, donc n'allez pas chercher à savoir. Le contenu de la seringue fait perdre conscience à la personne pendant quelques instants. Au réveil, chacun d'entre nous est modifié génétiquement, physiquement et/ou psychologiquement, on se retrouve également avec des sortes de pouvoirs. Ce sont les seules informations que je peux vous donner...  Au sujet de la piqûre en tout cas.

En donnant les informations qu'il pouvait donner, il reposa la chaise correctement, vérifia bien qu'elle soit à la même place qu'avant qu'il quitte son bureau pour sa pause, au millimètre près. Il s'accroupit même pour bien inspecter la chose. Il ne fallait pas que ce soit à la mauvaise place! Peut-être était-ce abusif, mais tout de même! Lui qui déteste que tout bouge et soit sale, il ne pouvait pas laisser son environnement comme dans un tel état! Il finit par se relever au bout de quelques minutes, il passa ses mains principalement sur sa blouse pour la défroisser et glissa une mèche gênante derrière une de ses oreilles et posa son regard aussi noir que ses cheveux sur ceux clairs de son jeune patient. Comme captivé, son visage semblait presque moins froid. Il eut un léger sursaut comme quand on reprend vit, il secoua doucement la tête et se réinstalla sur son fauteuil si confortable. Il ne quitta pas son regard du sien et croisa ses jambes, bien installé sur son siège.

- L'un de mes buts est de vous aider à vous redécouvrir. Savoir ce que vous êtes maintenant, ce que vous avez comme faculté nouvelle. Normalement ce n'est pas mon rôle, mais je vais faire une exception car c'est ici que vous êtes venu en premier, et que vous ne savez pas qui vous a aidé, moi non plus d'ailleurs. Bien évidemment il y aura des consignes à suivre. Vous sentez-vous capable de me supporter le temps de vous découvrir?

Il espérait secrètement que la réponse soit négative, même si au final ce n'était pas tellement un secret. Son regard s'était endurci, comme pour le contraindre à refuser. Puis il se rappela d'une chose qui ne lui était même pas venu à l'esprit lorsqu'il avait découvert son corps inanimé sur l'un des lits de l'infirmerie. Son nom. Il ne le connaissait même pas. Ce n'était peut-être pas nécessaire pour le soigner ou l'aider, mais c'était une sorte de moyen de créer un lien entre eux, telle était sa théorie. Cependant, créer un lien avec un type comme lui (qui déjà était un élève et en plus qui ne l'appréciait pas) était tout bonnement impossible voire impensable. Alors il hésitait à le lui demander en gardant le silence. Le calme lui faisait du bien, c'était une des bonnes choses qu'il pouvait trouver ici, plus ou moins. Il passa une main dans sa chevelure soignée, le contraste avec la pâleur de sa main était assez flagrant. Il poussa un soupir et le regarda de nouveau. Il devait se montrer on ne peut plus sympathique s'ils venaient à se voir régulièrement. Il se résigna donc à poser la fameuse question, à son plus grand désespoir, mais il ne laissait rien paraître sur son visage laiteux.

- Hm... Tout à l'heure... J'ai... Hm... Comment dire... J'ai omis de vous demander votre nom, quel est-il? »

Il y avait beaucoup d'hésitation dans sa phrase, non pas qu'il soit gêné ou embarrassé, mais il n'avait principalement pas l'habitude de poser une telle question, de plus il n'avait pas de raison pour vraiment la poser, il aurait pu simplement le laisser se présenter, mais non, il lui avait demandé de l'informer, et ne pas avoir de raisons l'embêtait sérieusement. Il posa son avant-bras sur l'accoudoir de son fauteuil noir, ne quittant pas du regard ses sublimes yeux ambrés. Le pauvre élève devait se poser des questions ou simplement avoir peur. Mais au fond, Asami s'en fichait pas mal de ce qu'il pouvait ressentir à ce sujet et même à n'importe quel sujet. Sauf peut-être s'il l'opérait, là, immédiatement, pour extraire je-ne-sais-quoi de son corps. Malheureusement pour lui (car il adorait pratiquer ce genre d'opération), il n'allait sûrement rien faire de tel, mais il devait s'en contenter.
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MessageSujet: Re: Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]   

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Réveillé de mauvais poils, fuh. [PV - Infirmier pls! ou élève aussi why not x)]
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